vendredi 27 janvier 2023
MCR Togo

MCR Togo

MCR - Millenium Challege Reform

Le Millenium Challenge Reforms (MCR) Est L’appellation Du Processus Enclenche Par Le Chef De L’etat, Devant Aboutir A L’éligibilité Du Togo Au Millenium Challenge Account (MCA). C’est L’outils De Communication Du Processus Jusqu’à L’admission Du Togo Au MCC.

URL du site internet: http://mcrtogo.org

La traditionnelle présentation de vœux aux concitoyens a été faite vendredi par le Chef de l’Etat togolais M. Faure Gnassingbé.

Le discours diffusé sur les médias officiels a permis de toucher la sécurité, les progrès économiques, le social, la décentralisation, les réformes structurelles et le retour du Togo sur la scène internationale.

A en croire les mots du Président de la République, en 2016, le Togo est resté fidèle à son devoir de solidarité et à son attachement à la paix et au renforcement de l'intégration sous régionale avec un hommage rendu aux forces de l’ordre et de sécurité du Togo.

2016 a été surtout marquée par le retour du Togo sur la scène internationale avec l’organisation en octobre du sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur la sécurité, la sûreté maritime et le développement en Afrique.

Au regard des résultats encourageants, 2017 sera pour le gouvernement une occasion pour  consolider et amplifier la dynamique des réformes structurelles et des progrès socio-économiques afin de bâtir une société plus harmonieuse, juste et démocratique.

Pour y arriver, le Président  compte sur une gouvernance plus sociale pour être mieux perçue et appréciée par chaque citoyen.

« L’écho de vos préoccupations exprimées me confirme que la gouvernance doit être encore plus sociale pour être mieux perçue et appréciée par chacun de vous. Vos attentes légitimes, bien comprises, tiennent à une incidence accrue des avancées économiques de notre pays dans le vécu quotidien de chaque citoyen », déclare t’-il.

Pour le Chef de l’Etat, l’année 2017 sera celle d’une action publique davantage volontariste et décisive en matière économique, sociale et politique. Ainsi, son gouvernement poursuivra la mise en œuvre des différentes initiatives sociales notamment avec la mise en œuvre du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC).

« La création et le partage de la richesse nationale demeureront le fondement de l’action gouvernementale, dans un esprit d’équité », dit-il promettant le renforcement du système sanitaire avec l’amélioration de la qualité des soins. En ce qui concerne l’éducation, Faure Gnassingbé promet résorber le déficit des effectifs enseignants.

Pour ce qui est de la décentralisation, le Chef de l’Etat salue les conclusions de l’atelier de décembre et annonce que le gouvernement devrait engager leur mise en œuvre pour une gouvernance de proximité.

 

Deux mois après son séjour en terre togolaise, le Fonds Monétaire International (FMI) a démarré jeudi  à Lomé une nouvelle mission devant aboutir à la signature pour trois (03) ans d’un programme de Facilité Elargie de Crédit (FEC).

 Une mission qui s’inscrit dans la politique économique définie cette année par le gouvernement et qui in fine, vise à promouvoir la croissance économique tout en maîtrisant le taux d’endettement.

 Concrètement, le fonds FEC est un prêt destiné aux pays en difficultés financières et qui ont un taux d'endettement assez élevé. Il intervient dans le cadre d'un accord triennal, lequel peut être prorogé de deux ans. A condition de respecter les clauses, le pays demandeur peut emprunter à hauteur de 100 % de sa quote-part au FMI et de l'encours total des crédits concessionnels à 300% de la quote-part. Si besoin est, le niveau fixé peut être revu à la hausse, le montant effectif du tirage étant aussi fonction de l'encours actuel de la dette vis-à-vis du Fonds et décroissant après le premier programme FEC. A l'issue de ce programme et avec un constat d'évolution, d'autres accords peuvent être approuvés pour le pays bénéficiaire.

 Il revient alors au pays demandeur, en guise de garanties, de s'engager avec une lettre d'intention accompagnée d'un mémorandum qui précise les réformes qui lui permettront de revenir à la stabilité macroéconomique, avec à la clé une croissance économique soutenue. Dans la même lignée, le programme du FEC prévoit une évaluation trimestrielle voire semestrielle de l'application des mesures, avec des critères de réalisation quantitatifs pour des variables quantifiables.

Après les longues crises qu’il a traversées, le Togo a significativement amélioré sa gouvernance. La même philosophie est traduite dans cet extrait du communiqué final du conseil des ministres tenu le 3 janvier dernier quand il indique : « Sur le plan politique, le Gouvernement poursuivra les réformes administratives institutionnelles et constitutionnelles. 
S'agissant du secteur économique, des discussions sont déjà en cours avec le Fonds Monétaire International (FMI) en vue de la conclusion d'un programme sur 3ans. Ce programme devrait permettre à notre pays de maîtriser son endettement tout en soutenant notre croissance économique en vue de créer la richesse nécessaire pour l'amélioration des conditions de vie des populations. »

L'éligibilité du Togo au PPTE, pour rappel, fait suite à la mise en œuvre réussi du programme FEC en 2008.


Notons q’au cours de leur mission, Mme Cemile Sancak, la chef de division adjoint du Département Afrique du FMI en charge du Togo et son équipe d’économistes auront à rencontrer le ministre de l’Economie et des Finances et les chefs départements, le personnel de la BCEAO et de la Banque mondiale.

 

 

Le gouvernement renforce son dispositif répressif de la corruption par la nomination  le 3 janvier 2017 en conseil des ministres des sept (07) membres devant travailler au sein de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et Infractions Assimilées (HALCIA).

Une nomination qui fait suite au décret créant cette institution et entré en vigueur depuis décembre 2015 après sa publication au journal officiel.

Il s’agit de : Wiyao Essohanam, Folivi Assiongbon, Mme Tchémi Mba, Mme Ayena Akossiwa, Koudjo Ayayi, Aladou Agouta et Arouna Lardja.

Ce sont des personnalités de la société civile, très engagées et  critiques du gouvernement, des responsables des médias au regard du rôle important qu'ont joué ces médias ces derniers mois dans les cas de dénonciation et appui aux sociétés privées comme publiques telles l'OTR,
de magistrat bien rodé à la tâche, expert de haut rang qui a toujours appuyé la cellule à travers ses critiques et conseils.

 Ce décret de nomination est une solution au souci du gouvernement de renforcer la lutte contre la corruption en établissant une autorité administrative autonome et indépendante chargée de la prévention de la corruption et d’une collaboration  active avec l’institution judiciaire, qui est traditionnellement chargée de la répression.

Plus rassurant, cette opérationnalisation innove en ce sens que contrairement à la commission de lutte contre la corruption, la HALCIA ne dispose pas de pouvoir de police ou de répression. Une mission conséquente désormais rattachée aux procédures judiciaires conformément à la pratique internationale.

Au titre des réformes entreprises par les autorités afin de combattre la corruption on peut citer : l’adoption  du code de la transparence dans les marchés publics, la réforme de la justice avec l’adoption du statut particulier et revalorisation des salaires des magistrats, la  mise en place de l’Office Togolais des Recettes (OTR) et bien d’autres encore.

Toutes ces réformes ont permis au pays d’être cité comme pays model parmi les rapports publiés l’année écoulée par les institutions de crédibilité reconnue  comme en témoigne la carte des scores 2017 du Millénnium Challenge Corporation (MCC) qui souligne la validation du Togo pour la première de l’indicateur relative à « la maîtrise de la corruption ».

Rappelons que c’est le 14 juillet 2015 que  le Togo dispose d’une loi sur la HALCIA.

Obtenir le décret de nomination des membres de HALCIA.

Lire les détail des réformes récentes en matière de lutte contre la corruption au Togo sur http://www.mcatogo.org/index.php?option=com_k2&view=item&id=615:reformes-recentes-en-matiere-de-lutte-contre-la-corruption-au-togo&Itemid=211

 

Le gouvernement a fait confiance à huit (08) personnalités mardi en conseil des ministres pour siéger dans la Commission de réflexion sur les réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles.

Parmi les illustres figures, on compte l’ancien Premier ministre Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances Adji Otèth Ayassor, Dr David Ihou, les professeurs Adama Kpodar,  Essohanam  Batchana et  Dodzi Kokoroko ;   Afandé Koumélio et encore Yabré Dago.

«Conformément à la huitième recommandation du Rapport de la Commission Vérité Justice et Réconciliation qui souligne la nécessité de régler la question des réformes institutionnelles dans le cadre d’une réflexion approfondie sur l’adaptation du modèle en vigueur dans notre pays à nos réalités sociologiques, une commission de réflexion sur les réformes politiques sera mise en place. Cette commission sera composée d’historiens, de personnalités politiques, de juristes, de sociologues et de représentants de la société civile.

Sa mission consistera à proposer dans les meilleurs délais et conformément à l’approche préconisée par la CVRJ, un texte de réforme politique, de réforme institutionnelle et constitutionnelle qui tient compte de notre histoire, reflète nos réalités et répond aux aspirations les plus profondes des Togolaises et des Togolais.

Je souhaite vivement que cette initiative contribue à nourrir le débat et à restaurer davantage de sérénité dans ce débat politique», avait déclaré le Président Faure Gnassingbé.

Fruit  des travaux de l’atelier national de réflexion et d’échanges sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles organisé en juillet 2016 par  le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN), la présente mise en place de la commission permettra aux membres de proposer des réformes politiques en profondeur, dans le but de consolider l’ ancrage démocratique et le processus de réconciliation nationale.

Elle (cette mise en place) illustre surtout l’engagement des autorités à garantir d’une part à chaque togolais les libertés civiles qui sont des libertés de base d’un Etat de droit et ensuite de faire en sorte que les institutions dans leur indépendance, attirent les investisseurs, facilitent la création de l’emploi capable de produire la richesse et de réduire la pauvreté.

Pour rappel, les nouveaux membres travailleront avec leur présidente  Mme Awa Nana-Daboya, qui est également présidente du HCRRUN et Médiateur de la République.

Obtenir le décret de nomination des membres

L'ONG ALTERNATIVE LEADERSHIP GROUP (ALG) a,  en collaboration avec la Cellule  Millénnium Challenge Account - Togo (MCA-TOGO)  organisé le 22 décembre 2016, à Lomé, une table ronde sur « la problématique de la corruption au Togo, état des lieux et approches de solution des différents acteurs ».

La corruption freine le développement social et économique et accroît la pauvreté en détournant les investissements nationaux et étrangers des secteurs où ils sont le plus nécessaires.

Face à cette réalité, point n’est besoin de rappeler l’importance d’une action concertée de toutes les forces vives de la nation, contre ce fléau qui entrave les efforts déployés pour réaliser les Objectifs du Développement Durable.

Raison pour laquelle cette rencontre financée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a servi de cadre de réflexion et d’échanges aux acteurs du secteur judiciaire (magistrats, avocats, notaires, huissiers, officiers de la police judiciaire), les Organisations de la Société civile, les journalistes, les professionnels de l’administration publique (ministère de la justice, ministère de la santé, ministère de la sécurité et de la protection civile) , sur l’état de la corruption au Togo et sur leurs contributions aux efforts qui sont menés pour endiguer le phénomène.

Une occasion qui, non seulement,  a  permis de créer une synergie entre l’ensemble des acteurs des différents secteurs mais aussi a accouché de pertinentes propositions qui serviront d’indicateurs à partir desquels ALG et ses partenaires vont mener des actions sur le terrain auprès de l’Etat et des différents secteurs pour qu’à la prochaine évaluation le Togo améliore son score dans la maîtrise de la corruption.

Selon M. Manaf ALFA-BOUKARI, le secrétaire général d’ALG, la corruption est un sujet d’actualité et de tous les temps qui sape l’effort d’émergence des nations.

« De tous les efforts que fournit le Togo, pour être éligible au Millennium Challenge Account, il faut agir sur ce levier et faire un plaidoyer en vue de renforcer la lutte contre la corruption dans notre pays ».

La mise en place d’un numéro vert au niveau de l’Office Togolais des Recettes (OTR), la modernisation de la justice, les reformes dans les marchés publics, l’adhésion du Togo à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), l’adhésion du Togo au Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP), la création de la Haute Autorité de prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) font partie des initiatives qui ont permis au Togo de valider pour la première l’indicateur « maîtrise de la corruption » sur la carte des scores 2017 du Millennium Challenge Corporation.

Pourtant, le gouvernement ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il a pris des mesures répressives devant lui permettre d’agir de manière transparente et équitable, de fournir des services sociaux de base à la population, de garantir sa sécurité et de créer un environnement propice à l’emploi et à la croissance.

Lire les récentes réformes en matière de lutte contre la corruption au Togo sur http://www.mcatogo.org/index.php?option=com_k2&view=item&id=615:reformes-recentes-en-matiere-de-lutte-contre-la-corruption-au-togo&Itemid=211

 

La loi de finances, gestion 2017 adoptée ce 27 décembre par les députés s’équilibre en recettes et en dépenses à 1.227,4 milliards de francs CFA, soit 21,61% d’augmentation par rapport au budget initial de 2016 et 509% par rapport au collectif budgétaire 2016.

Une augmentation budgétaire qui intervient dans un contexte où le Togo en 2017 s’engage, sur la voie de nouvelles réformes structurelles et institutionnelles, à maîtriser les grands équilibres macroéconomiques et budgétaires, ainsi que le redéploiement des dépenses d’investissements pour des marges de manœuvre favorisant la croissance inclusive, tout en maîtrisant le déficit.

 A en croire le ministre de l’Economie et des Finances, la loi de finances 2017 va donc favoriser la poursuite de la mobilisation des ressources internes par l’élargissement de la base fiscale visant à desserrer l’étau sur les entreprises de manière à permettre au secteur privé de jouer pleinement le rôle qui est le sien. 

Dans cette dynamique, le gouvernement a consenti une baisse de 1% du taux de l’impôt sur les sociétés et a exonéré et/ou taxé à taux modéré les produits de consommation de base pour lutter contre la “vie-chère”.

 Le gouvernement s’engage également, au cours de l’année prochaine, à poursuivre  l’assainissement des finances publiques par la maitrise et la recherche de l’efficacité des dépenses. 

« A cet égard, il importe de rappeler l’effort consenti pour limiter le solde budgétaire à -1,17% contre une norme communautaire de -3% ; ce qui permet de contenir l’évolution du taux d’endettement de notre pays  projeté à 52,8% en 2021 », a souligné l’émissaire du gouvernement.

 

En ce qui concerne la mobilisation des ressources externes, le gouvernement compte mettre l’accent sur le recours aux dons-projets, aux appuis budgétaires et aux emprunts à des taux concessionnels auprès des partenaires techniques et financiers pour prendre en charge les investissements dans les secteurs porteurs de croissance.  De même, pour une meilleure maîtrise du niveau d’endettement, les envisagent faire recours au partenariat public privé (PPP) pour la réalisation des projets d’infrastructures.

 

              Orientations sociales du budget

 

46,8% des dépenses sont orientées vers les secteurs sociaux notamment dans la mise en œuvre  du  Programme d’Urgence de Développement Communautaire et du Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV).

 

En effet, par ces programmes, les autorités veulent créer un environnement propice pour l’accélération de la croissance économique et, par ricochet, la réduction sensible de la pauvreté des populations les plus vulnérables de notre pays grâce aux investissements sociaux  prévus dans la présente loi de finances. 

« Le gouvernement s’engage à utiliser rationnellement les moyens que vous venez de mettre à sa disposition, par une observation rigoureuse des procédures budgétaires en matière d’exécution des dépenses, afin d’éviter l’accumulation d’arriérés et les dérapages préjudiciables à la dynamique engagée », a déclaré le ministre Yaya.


Somme toute, le projet de loi de finances, gestion 2017, est essentiellement orienté vers la satisfaction des besoins sociaux auxquels elle consacre une très grande part des ressources ( 46,8 %) ainsi que la réalisation de certaines infrastructures qui sont dans un état d’exécution avancée et le renforcement de la gouvernance.

 

 

Le Togo va accueillir du 15 au 27 janvier 2017,  la 5e mission  de l’équipe américaine en charge de la formulation programme Threshold du Millénnium Challenge Corporation (MCC).

Après quatre phases consacrées à l’analyse préliminaire des contraintes, la présente mission d’évaluation permettra à la chef de la délégation du programme threshold, Mme Grâce Morgan et sa suite de poursuivre les travaux notamment les causes profondes  des contraintes identifiées.

Durant 13 jours, la délégation américaine échangera cette fois-ci avec les traditionnels partenaires du MCA-TOGO  (partenaires techniques et financiers, secteurs publics comme privés) sur les questions relatives entre autre à l’agriculture, aux impôts et aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), de manière à identifier les obstacles majeurs à l’investissement privé.

Les rencontres avec les  autorités sont également inscrites à l’agenda des américains.

Rappelons que lors de la quatrième mission effectuée en terre togolaise, l’équipe américaine du MCC s’est réjouie des signes de progrès au pays.

Cette satisfaction se renforcera davantage lors de sa prochaine mission car le Togo dans son ambition d’être un sérieux candidat au programme Compact, s’est beaucoup amélioré dans la mise en œuvre des réformes qui favorisent une croissance durable et partagée. 

 

La cellule Millénnium Challenge Account Togo  était aux côtés du GF2D (Groupe de réflexion et d’actions Femme, Démocratie et Développement) ce 20 décembre à Lomé pour lancer, à partir d’un atelier de formation, la campagne de vulgarisation des réformes du nouveau code des personnes et de la famille

Fruit du projet « connaissons nos droits et devoirs dans le code des personnes et de la famille », cette campagne appuyée par la banche togolaise du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avait pour objectif d’amener les participants (officiers d’Etat civil, leaders religieux, responsables de femmes commerçantes, Organisations de la société Civile, Journalistes, para juristes et responsables de syndicats) à s’approprier les réformes dudit code et qui sont relatives aux droits de la femme pour sa vulgarisation.

Les travaux techniques, au cours des deux jours de l’atelier, ont  essentiellement porté sur la présentation des modules tels que : le mariage, le divorce, la filiation, l’autorité parentale, les régimes matrimoniaux, et les droits successoraux suivis de débats devant permettre aux participants d’approfondir leur compréhension des réformes du Code des Personnes et de la Famille.

A la fin des travaux, ils les participants ont soumis aux organisateurs, un plan d’action d’information et de sensibilisation des populations.

Dans son mot de circonstance, Mme Sandra Ablamba JOHNSON chargée de la coopération technique avec le MCC et ses partenaires a salué toutes les réformes apportées au nouveau code qui promeuvent l’équité et l’égalité du genre de même que l’autonomisation de la femme en vue de réalisation d’un Togo prospère.

« Le nouveau code est en lien avec les objectifs de la Stratégie de Croissance Accélérée et de promotion de l’Emploi (SCAPE) et ceux de la politique nationale pour la promotion de l’équité et l’égalité du genre (PNEEG). La vision nationale en matière d’égalité et d’équité de genre étant de « Faire du Togo un pays émergent  sans discrimination, où les hommes et les femmes ont les mêmes chances de participer à son développement et de jouir des bénéfices de sa croissance » a-t’elle ajouté.

Les mêmes dispositions soulignées par Mme Tchabinandi Kolani-Yentchare, Ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation dans son discours de lancement des travaux quand elle affirmait : « L’un des objectifs visés par ces réformes est de réduire, autant que possible dans la perspective de leur élimination, les discriminations basées sur le genre, afin de permettre à tous et à toutes de participer dans le respect constitutionnel au développement de notre pays »

Selon la carte des scores 2017 du Millénnium Challenge Corporation, le Togo  a validé à 100% l’indicateur genre dans l’économie ; une information qui consacre les efforts des autorités à promouvoir l’égalité entre les deux sexes et à assurer une cohésion sociale.

Les réformes du nouveau code relatives aux droits de la femme confortent ces acquis et permettent d’accorder aux fils et filles les mêmes opportunités de contribuer à l’émergence de leurs communautés et de leur nation.

Après la désignation du Togo pour abriter le 16e forum de African Growth Opportunities Act (AGOA)  et la récente mission d’évaluation américaine des contours organisationnels de l’AGOA 2017 soldée par une entière satisfaction, le Togo vient de marquer encore un grand pas dans la bonne organisation dudit événement.

En effet, le gouvernement réuni en conseil des ministres ce 16 décembre a adopté un décret qui institue un système de visa pour l’exportation des vêtements et textiles aux Etats Unis d’Amérique dans le cadre de la loi sur la croissance et les opportunités d’affaire en Afrique (AGOA).

Le décret adopté permettra donc aux vêtements et textiles confectionnées au Togo de répondre aux critères d’origine tels que stipulés dans le système de visa.

« Ce nouveau programme, qui court jusqu’en septembre 2025, permettra d’accroître les exportations des pays bénéficiaires et contribuera à créer des emplois, de la richesse et, surtout, de réduire la pauvreté. Il permet également aux opérateurs économiques togolais de tirer meilleur profit de l’AGOA, programme dont le Togo est membre depuis 2008 » a souligné cet extrait du communiqué

Toute l’action gouvernementale, ces moments,  se repose sur la relance de l’activité économique et la consolidation d’une croissance soutenue et plus inclusive, pour un développement économique et social harmonieux du pays.

Parmi les initiatives prises pour mobiliser des ressources additionnelles et financer les dépenses sociales, on peut citer le renforcement  du partenariat public-privé et  l’amélioration du climat des affaires à travers la lutte contre la corruption, l’incitation à la création d’entreprises, politique commerciale, politique fiscale qui sont des indicateurs phares du Millénnium Challenge Corporation.

L’AGOA s’inscrit pleinement dans cette dynamique et permettra aux autorités de mettre fin aux inégalités sociales en offrant aux populations les meilleures conditions de vie.

 

 La quatrième et dernière session du Conseil national du crédit (CNC) tenue le 22 décembre a permis aux participants de noter globalement que les activités des acteurs financiers se sont déroulées, en 2016, dans un contexte macroéconomique favorable.

Il ressort de cette rencontre à laquelle ont pris part, le ministre de l’Economie et des Finances, M. Sani Yaya, en présence de son collègue en charge de la Planification du Développement, M. Kossi Assimaïdou et du directeur national de la BCEAO-Togo, M. Kossi Ténou que le pays se caractérise par un taux de croissance économique estimé à 5 %, la pro­gression des prix modérée, avec un taux d’inflation moyen annuel est de 1,8 %, de même que les finances publiques qui continuent de faire l’objet d’assainis­sement.

Ce climat a donc permis aux banques et aux structures de micro finance de jouer pleinement leur rôle d’intermédiation financière (dépôts collectés en hausse aussi bien dans le secteur bancaire que dans celui des systèmes financiers décentralisés).

Il a été aussi constaté au cours des travaux que les banques, contrairement aux institutions de microfinance, enregistrent un nombre élevé de crédits non remboursés.

 Le ratio crédits sur dé­pôts est à 79 % pour les banques et 85 % pour les institutions de microfinance, souligne le Conseil a souhaité à cet effet que la BCEAO d’approfondir la réflexion, en concertation avec d’autres banques, pour inverser cette évolution défavorable.

Enfin, le Conseil a noté une certaine lenteur dans l’opérationnalisation du Bureau d’Information sur le Cré­dit du Togo. Cette lenteur pénalise, non seulement, les banques et les clients, mais également, l’Etat dans la mesure où elle « nous fait perdre des gains de point dans le classement du rapport Doing Business de la Banque Mondiale. En outre, elle retarde l’éligibilité du Togo au programme Compact de Millenium Challenge Account, qui permet de bénéficier des ressources plus consis­tantes », a martelé le ministre de l’Economie et des Finances, M. Sani Yaya.

Rappelons que depuis mars 2016, le Togo dispose d’une loi sur le Bureau d’Information sur le Crédit (BIC).

Les BIC contribuent à l’expansion de l’activité économique à travers l’amélioration de l’accès au financement des agents économiques à moindre coût, au renforcement de l’efficacité de la supervision de l’activité de crédit et à la consolidation de l’attractivité du pays vis-à-vis des investisseurs étrangers à travers l’amélioration du climat des affaires.

Rassurant encore, l’accès au crédit fait partie des cinq (05) indicateurs de la carte des scores du MCC et qui ont encore une marge de progression. Ce qui signifie qu’avec un peu d’effort le Togo validera aussi cet indicateur dans la prochaine publication de la carte des scores.

Et l’opérationnalisation du BIC permettra non seulement d’atteindre cet objectif mais aussi de mobiliser les ressources nécessaires à la politique d’émergence en cours au pays.